Page:Freud - La Psychopathologie de la vie quotidienne, 1922, trad. Jankélévitch.djvu/147

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« Wo aber steht’s geschrieben, frag’ich, dass von allen Ich übrig bleiben soll, ein andrer für mich fallen? Wer immer von euch fällt, der stirbt gewiss für mich; Und ich soli. übrig bleiben? warum denn nicht? 46 »

Voyant mon étonnement, il relit, un peu troublé, mais cette fois correctement :

« Und ich soll übrig bleiben? warum denn ich ? 47 »

Le cas de X m’a fourni l’occasion de faire une analyse plus approfondie des matériaux psychiques de ces «névroses dues à des traumatismes de la guerre»; et, malgré les conditions si peu favorables à notre genre de travail que l’on trouve dans un hôpital militaire, avec tant de besogne et si peu de médecins, j’ai pu remonter un peu au-delà de cette cause tant incriminée que constituent les explosions de grenades.

« Le lieutenant X présentait ces graves symptômes d’ébranlement qui confèrent à tous les cas prononcés de névrose de guerre une ressemblance à première vue très frappante : angoisse, tendance à pleurer pour les raisons les plus futiles, accès de colère, avec manifestations convulsives, manifestations motrices infantiles, tendance aux vomissements (à la moindre excitation ou émotion).

« La psychogenèse de ce dernier symptôme, qui était pour nos malades un moyen inconscient d’obtenir un congé de maladie supplémentaire, était visible pour tout le monde. L’apparition du commandant de l’hôpital, qui venait de temps à autre inspecter les malades de la section en convalescence, la phrase d’un ami rencontré dans la rue : « vous avez une mine superbe, vous êtes certainement déjà guéri »,