Page:Arthur Hespel - L’émancipatieon des feimmes, 1901.djvu/21

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L’ CLIENT

Madame, je n' sés commint vous r'mercier; (arrivé à l' porte féond) tin (i' li) Mettez deux francs et l' porte s'ouvrira automatiqu'mint; ah béon ch'est l'prix de l’ visite (cachant dins s' poche) mo Dieu, à m’ mote que j' n'ai qu'ein franc (r'waittiant dins ses liards) avec eine pièche vingt cintimes in nikel elle s'ouvrira pét-ête (i' met l' pièche), néon elle ne s'ouvre pos; quoi faire.

Scène X

GABRIELLE, L’ CLIENT, VICTORINE

VICTORINE (intre du 1er pl. g.)

Madame, je reviens de chez la pharmacien, j'ai demandé un paire de fois le recette et il veut pas le donner.

L' CLIENT

Assiéons-nous, mine de rien, j' sortirai avec elle (i' s'assit sur eine kéyaire au féond).

GABRIELLE (étonnée)

I’ n' vous a pos dit pourquoi c’ qu'i' n' vous l' donnéot pas?

VICTORINE (sortant eine boite de s' poche)

Non, ii a seulement dit : tiens te donneras ça à ton madame, et comme je demandais encore sa recette, il a dit : ton madame il verra bien que j'ai mis la recette dans son petite boite.

(Elle déonne l' boîte).
GABRIELLE (ouvrant l'boîte)

Més l'recette ch'est chà.

VICTORINE

Comment, pour donner le recette, il devait pas donner son l'argent ?

GABRIELLE

Més pos du tout, on appelle eine recette ein médicamint.

VICTORINE

Comme te l'as des drôles de l'expressionnes dans ta pays wallon; je l'arais bien du mal de me l'habituais.

(Elle sorte 1er pl. g.)
Scène XI
GABRIELLE, ALBERT, L' CLIENT
GABRIELLE (aspirant l' boîte)

A m' mote que l' dose de camphre elle est pus forte que je