Page:Arthur Hespel - L’émancipatieon des feimmes, 1901.djvu/14

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BUNIOL

Vous avez réséon; et puis je n' suis pos ein infant.

(I' rinte 1er plan cour).
Scène V
GABRIELLE, VICTORINE
GABRIELLE

Ch'est l'cas de l' dire qu'on fét des bétisses à tout âche: vieux séot qu’i' n’ sét pos apprécier s’ liberté.

(Elle appuie su' l' timbre).
VICTORINE (intre du 1er pl. g.)

Madame, je viens une fois te déranger avant de faire entrer la client, pour te dire que ton mofrêre il voudrait une fois te parler.

GABRIELLE

M' frère; vous arrez mal comprit.

VICTORINE

Non, madame, je avais bien compris, il a dit qu'il était une de tes mofrères.

GABRIELLE

Més cha n'est pos possible, vous savez bin que j' n'ai qu’ des sœurs.

VICTORINE

Je le savais bien, madame; mais moi je te dis quoi c' qu'il a dit.

GABRIELLE

Ch'est assez drôle, et je n’ m'explique pos!

VICTORINE

Te veux que je vas lui dire une fois que c’est drôle, madame.

GABRIELLE

Néon, faites-le rintrer, je vas l'orchevoir.

VICTORINE

T'as raison, madame; il te donnera peut-être un quelque chose comme à moi.

GABRIELLE

I' vous a donné eine séquoi?

VICTORINE

Oui, madame, mais je crois que c'esi pour faire un manqu'rie de moi.