Page:Freud - La Psychopathologie de la vie quotidienne, 1922, trad. Jankélévitch.djvu/306

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f. Psychoanal, I, 1912) et celui de E. Jones : «Unconscious manipulations of numbers » ( Ibid., II, 5, 1912).

Dans mes propres analyses de ce genre, j’ai été frappé par les deux faits suivants . en premier lieu, par la certitude quasi-somnambulique avec laquelle je marche vers un but inconnu et me plonge dans des calculs qui aboutissent subitement au nombre recherché, et aussi par la rapidité avec laquelle s’accomplit tout le travail ultérieur; en deuxième lieu, j’ai été frappé par la facilité avec laquelle les nombres se présentent à ma pensée inconsciente, alors que je suis généralement un mauvais calculateur et éprouve les plus grandes difficultés à retenir, dans ma mémoire consciente, les dates, les numéros de maisons, etc. Je trouve d’ailleurs, dans ces opérations inconscientes sur les nombres, une tendance à la superstition dont l’origine m’est restée longtemps inconnue 92.