Page:Alcide Pryor - Il s’enn’a fallou d’ pau, 1871 (in ASLLW t.7 p.216-227).djvu/10

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BAIWIR.

Air de la garde au Rhin.

Ji rach’tèie l’île à tot hasârd.
J’ènn n’è fait ine commeune à pârt.
Vom’là mayeûr ! Lîge veûret bin
Qu’à miner l’ peûpe Baiwir s’étind.
Par belle, par laide, ès m’ plèce ji m’ tins :
Comme li Roi d’ Prusse, j’a ’ne gârd â Rhin !

CRAHAY.

Air : Souh ! Marêie, qui fait-il freud !

Ji n’ dis rin, j n’è pinse nin mons :
Çou qu’ vos d’bitez-là n’ sint nin bon ;
J’a paou qu’on n’vis dâre
So vosse prussien quéqu’ côp d’ talon :
A vos rein fez bonne gârd !!!

BAIWIR.

Air du Sire de Fish-ton-Khan.

Faut qu’je faisse une fortune énorme :
Jè t’ fré-t-avoir des croix partout,
Partout, partout !
Dis qu’ça vient d’ moi, s’on s’en informe :
Sans quoi ça n’ sèrait rien du tout,
Rien du tout !
Ce n’est plus qu’ par des frawtign’rie,
Qu’on gagne des plum’ à son chapeau,
Son chapeau !
Dans l’ monde c’est comme en pharmac’rie,
La drogue, il gn’a qu’ça qu’on trouv’ beau !
Ça, c’est le plus beau !